Parcours dans le musée

 

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Le musée est installé dans une ancienne école...

Le Musée du liège et du bouchon est né au début des années 1980, par la volonté d’anciens bouchonniers et de Mézinais de valoriser l’histoire de l’activité bouchonnière locale qui avait alors quasiment disparue. Installé dans une ancienne école de la fin du 19e siècle, il connaît une restructuration importante entre 1996 et 1999, coordonné par le Service Patrimoine et Culture du Conseil départemental du Lot-et-Garonne. Le parcours muséographique, élaboré par un comité de pilotage composé d’historiens, de spécialistes du patrimoine et de professionnels du liège, se présente aujourd’hui ainsi.


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Un illustre mézinais :
Armand Fallières (1841-1931)

Dès le début, le musée vous plonge dans l’ambiance d’un évènement marquant de l’histoire mézinaise: l’arrivée du Président de la République Armand Fallières, enfant du pays, en 1906.
Tout Mézin s’est mis sur son trente-et-un ! C’est l’occasion pour les bouchonniers, maîtres de l’économie locale, de montrer leur savoir-faire en érigeant deux arcs de triomphe en liège aux entrées de la ville.

L’arc de triomphe en liège est une reproduction réalisée avec les photographies de la fête présidentielle du 1er octobre 1906

 

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Une forêt de chêne-liège au musée du liège...


Apprenez à reconnaître le liège mâle et le liège femelle grâce à la « suberaie1 » du musée ! Elle rappelle que cette essence pousse naturellement dans le Sud-Ouest et qu’elle était abondamment exploitée jusqu’à la loi du 19 juin 1857, Napoléon III rendant obligatoire la production du pin maritime pour les communes du massif landais. Le pin, dont la production est plus rentable, détrône le chêne-liège, dont l’intérêt est pourtant aujourd’hui remis sur le devant de la scène pour ses atouts environnementaux.

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L’atelier de fabrication des bouchons à la fin du 19e siècle

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Comment fabriquer un bouchon ? Au début du 19e siècle, c’était un travail entièrement manuel : autant dire qu’il fallait bien aiguiser son couteau ! La Révolution industrielle et l’introduction de machines : la tireuse en bande, la machine à rabot... permet de travailler beaucoup plus vite. Certaines tâches sont réservées aux hommes (le bouillage de l’écorce, la découpe du liège en bandes et en carrés, le lavage des bouchons), et les autres aux femmes (former le bouchon, trier les bouchons). De grandes reproductions d’ateliers de bouchonniers permettent de mettre un visage sur ces ouvrières et ouvriers.

rabotLa machine à rabot s’inspire du rabot de menuisier (à g.) paniere_triage

Une panière en osier pour trier les bouchons (à d.)

 

 

 

 

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Des bouchons expédiés partout dans le monde !

Au 19e siècle, le réseau de circulation routier est encore peu développé. Les échanges commerciaux se font par voies navigables : la Baïse et la Garonne. Depuis Mézin, les bouchons et autres produits locaux (farine, vin et eau de vie, pains de résine ou térébenthine, pierre de Vianne et de Nazareth etc) sont amenés au port de Lavardac puis chargés sur des gabarres halées par des chevaux. A Saint-Léger, les bateaux rejoignent la Garonne pour atteindre le port de Bordeaux, plaque tournante d’échanges commerciaux avec l’étranger.
De 1894 à 1957, c’est le chemin de fer qui permet vraiment de «désenclaver» le Mézinais et jusqu’au développement du transport routier.

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Vers la mutation des entreprises : l’ère industrielle

machineA la fin de la seconde guerre mondiale, c’est une « seconde Révolution industrielle» qui transforme les ateliers de bouchonniers    en    véritables    usines :    machines,    électricité, mécanisation des tâches permettent l’essor de la production de masse! Avec la tubeuse, qui contracte les étapes du coupage en bandes et du tournage2, un ouvrier peut fabriquer 20 000 bouchons par jour !

A Mézin, dans les années 1930, tubeuse_salle_usine20e_mezinquatre entreprises se partagent l’essentiel de l’activité: les usines de Gaston Dussaubat, celles de Roland Buzet, la Manufacture mézinaise de bouchons Antonin Buzet et la maison Joseph Sourbès.

La tubeusebegue.sourbes

 

 

 

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placards_1_mezinLe liège, un matériau extraordinaire

Le liège est un matériau qui ne manquera pas de vous surprendre. Depuis l’Antiquité, nous l’utilisons abondamment pour ses nombreuses propriétés : sa légèreté (il est composé à 90% d’air), ses pouvoirs d’isolant thermique et phonique et son incroyable résistance au feu !

Le musée vous invite à ouvrir les portes de ses mystérieux placards qui témoignent de la diversité de ses usages : du bouchon de pêche au chapeau colonial, des objets décoratifs aux instruments de musique, des œuvres d’art aux composants de la fusée Ariane...meme-pas-peur

D’ailleurs, dans le tout nouvel outil de visite sur Ipod Touch, pour enfants de 7 à 11 ans, le liège, c’est le super-héros de l’histoire de Mézin !chapeau

 

 

 

 

 

A noter : pour compléter la visite du musée !

iPod-mezinUn outil innovant pour visiter Mézin sur Ipod Touch est mis à votre disposition : Ludique et amusant, c’est découvrir l’histoire du village et de son industrie bouchonnière au travers d’une « ballade insolite » pour les adultes et d’un « parcours conté » pour les enfants de 7 à 11 ans. En prêt gratuit toute l’année à l’Office de tourisme du Mézinais: 05.53.65.77.46.

 

 

 


1 Suberaie : provient du latin « quercus suber » qui signifie « chêne-liège ». La suberaie est la forêt de chêne-liège. Syn. : surède.

2 Pour fabriquer un bouchon à partir d’une plaque de liège, il faut découper celle-ci en plusieurs bandes. Puis, ces bandes sont coupées en carrés à l’intérieur desquels on découpe la forme du bouchon : cette étape est appelée le « tournage [des bouchons] ».

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