Commune de Mézin

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L'histoire du musée

Le Musée du liège retrace l'histoire d'une activité qui a marqué le village de Mézin, mais aussi l'ensemble du territoire de l'Albret : l'exploitation du chêne-liège et l'industrie du bouchon. Il conserve une collection unique en France composée d'outils, de machines et de fonds photographiques qui témoignent d'un savoir-faire, d'une histoire économique et sociale, des évolutions techniques et des usages du liège de nos jours.


Créé en 1983 par d'anciens bouchonniers et par des Mézinais, le Musée du liège et du bouchon obtient l'appellation « Musée de France » en 2006, au regard de l'intérêt patrimonial de la collection ainsi que de la qualité de la politique des publics. Jusqu'en 2008, le Musée du liège était géré par l'Association historique et culturelle du mézinais. En 2009, il devient un service de la commune de Mézin qui est propriétaire des collections.

L'équipe professionnelle compte deux agents municipaux à temps plein : une personne chargée de l'accueil et de la communication auprès des groupes de tourisme, une personne responsable des collections, qui est aussi chargée de la médiation et de la programmation. Cette équipe est soutenue par des personnes bénévoles qui contribuent à la qualité de l'accueil du musée et des visites guidées pour les groupes de tourisme.

Une politique de valorisation et d'enrichissement des collections démarre en 2010 suite à la réalisation du récolement décennal des collections. Entre 2011 et 2014, trois fonds photographiques sont acquis après avis favorable de la commission inter-régionale d'acquisition des musées de France : le fonds Goussard (1998), le fonds Freuchet (1950), le fonds Schiro (1969). Ils témoignent de l'activité d'exploitation des forêts de chêne-liège et de la trans formation industrielle du liège en Albret. Chaque année, une exposition temporaire, présentée entre mai et octobre, permet de mettre en valeur les récentes acquisitions ou bien un thème de l'actualité du liège.

La politique des publics vise à rendre accessible les collections au plus grand nombre grâce à un service éducatif ouvert toute l'année. Toutes les structures d'accueil du jeune public sont les bienvenues : crèches, RAM, écoles, centres de loisirs, collèges, lycées, établissements d'enseignement supérieur... Des parcours et des ateliers thématiques sont créés en concertation avec les partenaires, le Conseil départemental et l'Education nationale (DSDEN et Rectorat). Consultez l'offre de médiation pour les scolaires ici. Depuis 2012, les publics en situation de handicap mental, psychique, moteur et visuel sont également accueillis avec des parcours adaptés. Consultez l'offre de médiation ici.

Une programmation culturelle est élaborée chaque année : ateliers, visites, collaborations artistiques et événements festifs permettent de découvrir les différentes facettes de l'exploitation du liège, de la mécanique ou de l'histoire sociale du monde ouvrier. Consultez le programme culturel ici.


Une reconquête de la mémoire :

Conservation et valorisation d’un patrimoine unique

 Au Sud-ouest du Lot-et-Garonne, en terre d’Albret, aux marges de la forêt des Landes de Gascogne, la ville de Mézin possède un riche patrimoine mobilier et immobilier qui témoigne de l’activité bouchonnière dans la cité et traduit l’importance économique du liège dans le développement de la région depuis le début du XVIIIème siècle. Depuis plus de vingt ans, la municipalité est engagée dans la conservation et la valorisation de ce patrimoine, consciente du nécessaire devoir de mémoire face à une industrie aujourd’hui en grande difficulté, consciente également des possibilités de développement culturel et touristique que recèle cette citée rurale médiévale de 1500 habitants.

Un Musée fondé en 1983 par une équipe associative

Le tout premier Musée du Liège et du Bouchon s’ouvre en 1983, avec le concours d’une équipe associative, dans l’ancienne école désaffectée de la ville. Il permet de présenter au public le fruit d’une collecte, engagée depuis plusieurs années, de machines et d’outils ayant servi à la fabrication des bouchons de 1870 à 1950. Quatre-vingts ans d’activité bouchonnière et de transformation du liège, issu d’un arbre endémique, le quercus suber ou chêne liège, dont la culture disparaît au milieu du XIXème siècle avec la conquête des Landes par le pin maritime.

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Dès lors, il proviendra de Kabylie, puis après l’indépendance de l’Algérie, d’Espagne et surtout du Portugal, aujourd’hui premier exportateur européen (750 000 ha de forêt exploitée, 54% de la production mondiale). Néanmoins, le savoir-faire, les machines, la main d’œuvre ont permis le maintien de l’activité de transformation de la matière brute. Aujourd’hui, il reste 4 entreprises en Lot-et-Garonne (une à Agen et trois à Lavardac), représentant une soixantaine d’emplois. Il existait 35 bouchonneries dans la seule ville de Mézin en 1906.

Le nouveau « Musée du Liège et du Bouchon »

La création d’une conservation départementale du patrimoine au sein du Conseil général en 1994 donnera l’impulsion nécessaire à la mise en œuvre de la restructuration du musée souhaité par la municipalité. Ce travail, engagé à partir de 1996, permettra d’ouvrir le musée actuel trois ans plus tard. Le programme, réalisé par le conservateur départemental, en concertation avec l’association de gestion du musée (Association historique et culturelle du Mézinais), la Direction des Affaires culturelles d’Aquitaine et les professionnels du liège, s’est structuré à partir d’une collection composée essentiellement d’outils et de machines. Il s’est appuyé sur deux études documentaires qui ont permis de compléter l’approche scientifique (étude ethnologique, inventaire général).tri des bouchonsTri des bouchons

L’ambition culturelle du projet appelait au développement d’une véritable professionnalisation de l’équipe, placée sous la tutelle scientifique du conservateur départemental. La création d’un emploi d’assistant qualifié du patrimoine au sein de la municipalité et celle d’un agent de développement touristique pris en charge par l’Association historique et culturelle du Mézinais permettent aujourd’hui d’afficher un véritable résultat : en terme d’action culturelle, en particulier autour du jeune public, et en terme de fréquentation, avec une augmentation significative des visiteurs passés de 3 000 en 1998 à 7 600 en 2005.

L’appellation « Musée de France » obtenue en 2006

L’appellation « Musée de France » (créée par la loi du 4 janvier 2002) s’inscrit dans l’histoire du musée et dans sa stratégie de développement. C’est une marque de reconnaissance de l’intérêt scientifique nationale de la collection du musée. Tout « Musée de France » s’engage à conduire les missions suivantes :

  • Conserver, restaurer, étudier et enrichir les collections

  • Rendre les collections accessibles au public le plus large

  • Concevoir et mettre en œuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture

  • Contribuer aux progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu’à leur diffusion.

Le Musée du liège et du bouchon fait partie des six « Musées de France » du département avec les Musées d’Agen, de Marmande, de Sauveterre-la-Lémance, de Villeneuve-sur-Lot et celui du château de Nérac.


Agenda

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17
Aoû
Musée du liège et du bouchon
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MÉZIN
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18
Aoû
Musée du liège et du bouchon
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